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Société

Samedi 11 novembre 2006
Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy c'est adressé aux militants lors d'un meeting relatif à la mondialisation.

Voici dix nouvelles propositions extraites de son discours auxquelles vous pouvez réagir :

- « Je propose d'exonérer les patrimoines petits et moyens de tout droit de successions (...)

- Je propose de faire de la baisse des prélèvements sur le travail l'objectif numéro un de toute notre réforme fiscale » ;

- « Je propose que seules les dépenses (publiques) d'investissement puissent être financées par l'emprunt » ;

- « Je propose qu'on réforme en profondeur la gouvernance de nos universités pour leur donner les moyens nécessaires à leur autonomie » ;

- « Je propose de supprimer la taxe professionnelle et de la remplacer par une contribution dont l'assiette serait moins stigmatisante pour l'effort d'investissement » ;

- « Je propose de doubler les crédits dédiés au financement de l'effort de recherche des entreprises, en concentrant davantage ces moyens supplémentaires sur les PME » ;

- « Je propose que l'État se dote d'un outil financier adossé à la Caisse des dépôts et permettant de prendre temporairement et de façon ciblée des participations pour aider les entreprises stratégiques à passer une phase difficile » ;

- « Je propose que pour les bas salaires, les droits à indemnisation [de toute personne au chômage] ne puissent être inférieurs à leurs salaires antérieurs » ;

- « Je propose que les droits de mutation soient supprimés dès lors que la mobilité est liée à une contrainte professionnelle » ;

- « je propose que l'État se donne les moyens d'intervenir plus rapidement dans les bassins en difficulté en créant une agence de réindustrialisation en mesure d'investir, en liaison avec les collectivités locales, dans des activités nouvelles » ;

- « Je propose à nos partenaires européens la création d'une fiscalité écologique sur les pollutions qui taxerait aussi les importations en provenance des pays tiers ».

 

Mais je crois que le plus important, c'est cette volonté, toujours réaffirmée, de remettre à plat le fonctionnement de l'Etat. Le but n'étant pas de faire fonctionner l'Etat dans l'austérité mais dans l'efficience.


Par RL
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Samedi 25 novembre 2006
La charte proposée par Nicolas HULOT fait figure de "révolution", les dix objectifs sont une succession de bons sentiments. Dans les propositions qui sont normalement plus concretes. On peut lire :

1- Création d'un vice-premier ministre de l'environnement.
La mesure prête à sourire, ce n'est pas en créant des postes supplémentaires dans des ministères que l'on fait avancer les choses. C'est un coup médiatique, mais sans plus. De plus la création d'un poste de vice-premier ministre implique la révision de la constitution... Tout ça pourquoi ? Les effectifs des ministères doivent fondre, l'argent dégagé en frais de fonctionnement pourra alors être investi dans le développement durable.

    Nicolas SARKOZY propose du reste la création d'un grand ministère de l'environnement, des transports, de l'énergie. Je crois que c'est plus dans cette optique qu'il faut travailler. Nul besoin de modifier la constitution pour cela, et ainsi mettre en place une politique volontariste.

2 - Instaurer la taxe carbone
L'idée est agréable seulement son application ne va pas d'elle même ! Une telle mesure est reprise plus généralement dans la proposition de Nicolas SARKOZY en voulant déplacer la taxation du travail vers la pollution.

Au delà, N. SARKOZY propose également la mise en place de taxe sur les produits importés car si nous pénalisons les entreprises nationales parcequ'elles polluent, il faut faire de même avec les entreprises étrangères et européennes...

3 - Offrir un marché à l'agriculture de qualité
Je ne crois pas que cela soit quelque chose du ressort de l'Etat. Nous voyons de plus en plus les grandes surfaces développer l'achat aux producteurs locaux (exemple, à carrefour ils achètent les choux et les légumes à des voisins....) Finalement c'est comme si je faisais mes courses dans le champ d'à coté !

Les français doivent comprendre d'eux même que les aliments de qualité sont meilleurs pour la santé...

4 - Soumettre systèmatiquement les orientations du développement durable au débat
Je ne comprend pas bien la proposition. Le débat est je crois plus constructif s'il a lieu au parlement que par média interposés. (Seul moyen de "débat" avec le peuple). Alourdir les procédure n'est pas une bonne idée. La commission des débats publics.... encore une commission qui n'a pas grande utilité.

5 - Promouvoir une grande politique d'éducation et sensibilisation
Cette proposition est classique, on ne peut qu'y souscrire, mais j'invite Nicolas HULOT a développer tout cela dans ses émissions sur TF1. à 20h50 les gens sont devant l'écran, et une émission de fond régulière est souvant un bon moyen de sensibiliser les gens.
L'éducation nationale a suffisament de chose à faire, et n'arrive pas toujours à faire ce qui devrait être essentiel. Alors n'allons pas lui rajouter une tâche avant de l'avoir réformée....

Quelques réflexions personnelles

Je souscris totalement aux idées de Nicolas SARKOZY sur l'environnement, et je vais maintenant vous livrer quelques suggestions personnelles.

1 - Rassemblement dans une grande Agence Nationale de l'environnement des petites agences...
Le ministère de l'écologie est à l'image des autres ministères, bien portant.
Entre les DIREN (Directions Régionales de l'Environnement), le ministère, les agences, les délégations, les instituts... que de bazard!

Je crois que l'avenir réside en une cure d'amaigrissement du ministère, qui doit être un organe politique, et du rassemblement des agences publiques.

Aujourd'hui pour ne citer qu'elles, l'ADEME, le CEMAGREF,  les agences de l'eau, l'INERIS disposent d'organisation séparées, de budgets séparés, d'administrations lourdes démultipliées.  Il faut la fusion de ces agences au sein d'une unique Agence Nationale de l'Environnement.

Les structures régionales sont indispensables, cependant, cela n'empèche pas que l'administration soit globalisée et ainsi le cout de fonctionnement diminuerait certainement énormément.... Et ce qui n'est pas englouti dans le fonctionnement, c'est pour l'investissement et l'action .

Nota : la liste des agences n'est pas exhaustive, mais comporte les agences les plus importantes. L'Agence de l'Environnement aurait alors un budget unique à mettre en oeuvre pour la recherche (qu'elle sera en mesure de réaliser contrairement à l'ademe) et à investir dans l'éducation et la sensibilisation.

Les règles normatives relatives à l'environnement doivent être souples. C'est le problème du Protocole de Kyoto... Les Etats Unis n'ont pas ratifié car cette réglementation est contraire à leur idée de la normalisation.
Notons que les Etats Unis font les plus gros efforts en volumes en R&D pour l'environnement, n'est ce pas cela l'essentiel ?



   

Par RL
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Samedi 21 avril 2007
La France à l’ère numérique

Par Nicolas Sarkozy
Président de l’Union pour un Mouvement Populaire
Journal du Net – vendredi 20 avril 2007


Le numérique est l’un des plus grands défis pour la nation aujourd’hui. Ses enjeux sont multiples : croissance, avec à la clef des centaines de milliers d’emplois, liberté, connaissance, diversité culturelle, qualité de vie, pouvoir d’achat ... Il n’est pas un secteur de notre société qui ne soit touché par l’apparition d’internet et les bouleversements qui en résultent. C’est une révolution qui se déroule sous nos yeux, la révolution numérique.


Les cinq années à venir seront déterminantes. Les réseaux à haut débit arriveront à maturité. Les réseaux à très haut débit d’une part, l’internet mobile d’autre part, commenceront à apporter leur lot de bouleversements nouveaux. Les métiers de la culture, en particulier la musique, seront plus que jamais au cœur de ce nouvel environnement et accompagner leur mutation en protégeant leurs spécificités est un enjeu majeur. Le pouvoir des citoyens se renforcera. La sécurité informatique deviendra une préoccupation essentielle. Il faudra veiller à ce que personne, quel que soit son âge ou sa situation sociale, ne soit laissé pour compte de ces évolutions.


Dans ce domaine aussi, je veux donc réformer en profondeur notre pays pour qu’il puisse se saisir de ces multiples opportunités, lui donner les moyens de franchir ces étapes sans renier nos valeurs, notre culture, notre identité et en les portant au niveau international.


C’est pourquoi, je veux vous présenter les objectifs que je propose à la France pour qu’elle entre de plain-pied dans l’ère numérique si je suis élu président de la République.


Nous connaissons les problèmes à surmonter, nous connaissons les moyens pour les surmonter. Ce qu’il faut avant tout c’est la volonté politique. La mienne est fondée sur trois convictions.


La première, c’est qu’internet est multiple, foisonnant, décentralisé par nature. L’heure est venue de libérer les énergies numériques françaises, dans chaque région, chaque commune, chaque quartier, chaque foyer.


La deuxième, c’est qu’internet est et doit rester un espace de liberté. Mais liberté ne signifie pas absence de règles, ni absence de protection contre les risques de dérive d’une société totalement numérisée. La CNIL sera le garant de ces équilibres et je ferai évoluer son statut vers plus d’indépendance et plus de moyens d’action.


La troisième, enfin, c’est qu’internet est un territoire sur lequel il faut savoir anticiper et agir ensemble. Dans cet univers décentralisé, la concertation et l’intelligence collective sont indispensables. Mais notre pays souffre aussi d’une absence de pilotage politique et technique lui permettant de s’affirmer comme une nation qui compte dans le monde numérique. Nous devons nous doter d’une gouvernance d’internet.


Avec un potentiel d’au moins un demi-point de croissance supplémentaire, l’économie numérique est l’un des moyens que je veux utiliser pour vaincre le chômage. C’est une économie de talents, la France en est très largement dotée, elle ne sait simplement ni les utiliser, ni les retenir. Elle les bride. Je veux les libérer.


Il n’y a pas d’économie sans travail. Mes engagements pour vaincre le chômage et réhabiliter le travail sont au cœur des besoins de l’économie numérique. Elle gagnera en compétitivité grâce à l’exonération des heures supplémentaires de charges sociales et fiscales, au contrat de travail unique, à la réforme de l’imposition qui pèse sur le travail et les entreprises. Mais le numérique, ce sont aussi des emplois plus qualifiés, mieux payés. Je veux que l’accès y soit facilité. Pour cela je réformerai les nomenclatures des formations et des métiers pour qu’elles correspondent mieux aux réalités des professions de l’internet et du numérique et prennent en compte les multiples spécialités qu’elles recouvrent, et je ferai du doublement du nombre de télétravailleurs un objectif prioritaire tant celui-ci représente une opportunité d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail.


Internet est une chance pour réhabiliter l’effort, le goût du risque, et augmenter le pouvoir d’achat. Sur internet, chacun peut créer son activité et en vivre. Nous le voyons tous les jours. Au lieu de l’étouffer, je ferai en sorte que l’Etat facilite, incite et soutienne ce foisonnement de micro-initiatives. Pour faire le pendant avec l’exonération de charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, les revenus tirés d’une activité numérique personnelle seront exonérés de charges sociales et fiscales dans une limite à définir. Au-delà, un statut simplifié de micro-entreprise numérique permettra à ces activités de croître et de se développer.


Le défi, c’est de mettre notre pays en situation de tirer le meilleur parti des multiples nouveaux services et usages que le très haut débit et l’internet mobile rendront possibles. Il est majeur. La recherche et l’innovation en sont le cœur. En augmentant le budget de l’enseignement supérieur de 50% en cinq ans et l’effort de recherche de 40%, j’ai l’ambition de leur en donner les moyens. Je ferai d’internet l’une des quatre ou cinq priorités de la recherche nationale et je favoriserai la création d’incubateurs d’entreprises dans les universités, qui seront alors considérées comme des zones franches.


Enfin, notre économie doit produire des champions mondiaux. Elle en a le potentiel, mais ce n’est pas le moindre des paradoxes français que de brider leur énergie au lieu de la soutenir. La France n’est-elle pas le berceau de l’un des trois premiers éditeurs mondiaux Linux et l’une des dernières à l’utiliser ? Je veux en finir avec la logique du « on ne prête qu’aux riches » qui prévaut dans notre économie de l’innovation. Nous manquons cruellement d’investisseurs providentiels. Je veux faire rester et revenir les investisseurs en France par le bouclier fiscal à 50%. Et il sera possible de déduire de l’ISF jusqu’à 50 000 euros investis dans une PME. Une partie des marchés publics et des crédits publics de recherche sera réservée aux PME. Des filières d’excellence telles que l’industrie logicielle, quel que soit son modèle de développement, ou l’industrie du jeu vidéo seront reconnues comme des priorités pour libérer leur capacité de croissance et de développement.


Le principe d’égalité est au cœur d’une démocratie irréprochable. Internet et le numérique sont une chance unique pour la démocratie si l’on respecte ce principe, un risque majeur si on le néglige. Lutter contre les inégalités numériques est un impératif. Tous les Français, quel que soit le lieu où ils vivent ou travaillent, doivent avoir accès au haut débit à 1 mégabit minimum, demain au très haut débit. Mais l’accès ne sert à rien sans équipement et la France accuse un retard urgent à combler. Je m’assigne le triple objectif de 100% des écoles connectées en haut débit et 100% des universités en WiFi, de doubler le nombre de foyers équipés et de créer un point d’accès public à internet dans au moins un tiers de nos communes. Parmi les moyens pour l’atteindre, je favoriserai les offres matérielles premier-prix, pour lesquelles les logiciels libres sont un véritable atout. Je sais qu’il est aujourd’hui possible d’avoir sur le marché des offres à moins de 500 euros, voire beaucoup moins au travers de solutions telles que le recyclage informatique par exemple.


Egaux devant l’accès, les citoyens doivent aussi l’être devant le savoir et l’usage. C’est un enjeu de démocratie comme de sécurité. L’ordinateur n’est pas un minitel évolué, c’est une porte ouverte sur le monde, avec ses richesses, mais aussi ses risques. Je ferai de la formation numérique une priorité. Je réviserai profondément les programmes et référentiels, trop centrés sur la pratique à l’heure où c’est par la connaissance de la technique qu’on s’affranchit de ses contraintes. J’engagerai aussi une politique adaptée aux besoins de ceux qui ont du mal à franchir le pas du numérique, je pense notamment aux seniors, souvent déroutés face à ces nouvelles technologies, aux foyers ou aux étudiants à faibles revenus et aux TPE et PME qui les négligent faute de temps alors que c’est une condition du maintien et du développement de leur activité.

La culture est au cœur de cette République numérique. Nous avons en France une richesse extraordinaire de création, de diversité culturelle, de pluralisme. Elle contribue à développer l’intelligence et l’imagination collectives, à créer du lien social par le partage de nos patrimoines, nos atouts et nos différences. J’engagerai une politique volontariste de soutien à la création, la production et la diffusion de contenus en ligne. Je mettrai en œuvre les moyens nécessaires pour accompagner la mutation des métiers de la création, de la production et de l’information, et pour garantir le respect de leurs droits. Je ferai de l’interopérabilité une priorité industrielle européenne tant elle détermine la liberté d’usage de chacun, quelle que soit sa condition. Enfin, les contenus culturels ou éducatifs du domaine public seront gratuitement mis en ligne et je soutiendrai les sites d’intelligence collective et ceux qui y contribuent.


Internet et le numérique font naître de nouveaux espoirs, mais aussi de nouvelles peurs. Y répondre est une exigence républicaine. Je protégerai la liberté d’expression sur internet et je lui donnerai les moyens de contribuer activement au débat politique. L’accès en ligne au droit et au travail parlementaire sera profondément modernisé, la pétition électronique sera mise en œuvre, l’administration électronique accélérée. Mais je protégerai aussi les biens et les personnes car internet ne doit pas devenir un espace de non-droit. Je renforcerai les moyens de défense face aux agressions numériques, je ferai de la sécurité des systèmes d’information un sujet prioritaire des politiques publiques, j’ouvrirai le débat de l’indépendance technologique européenne et je protégerai le respect de la vie privée.


Sans protection des libertés, il n’y a pas de liberté. L’univers du numérique ne doit pas perdre en atteintes aux libertés ce qu’il gagne en intelligence, en innovation, en accès de tous au savoir. Le problème de la régulation numérique ne sera pas réglé en quelques années tant il doit désormais se penser à l’échelle mondiale, mais encore faut-il que la France soit en bonne place dans ces réflexions. Je ferai de la participation française aux débats européens et internationaux un enjeu déterminant et je moderniserai la CNIL qui est en première ligne de défense des libertés. Ses membres seront auditionnés publiquement par le Parlement avant d’être désignés, et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination. La Représentation nationale pourra ainsi s’assurer de la compétence et de la hauteur de vue des personnes désignées. Je garantirai l’indépendance de la CNIL en la dotant d’un financement plus important et autonome, voté par le Parlement. J’ouvrirai le débat de l’extension de ses missions et de ses pouvoirs afin de mieux garantir les libertés numériques et la protection des données personnelles.

La France aujourd’hui n’est pas en état de conduire une politique cohérente de développement numérique. Trop de structures et guichets se sont développés, personne n’incarne la volonté politique. Je confierai à un membre du gouvernement la mission de prospective, de pilotage et de coordination de la politique de l’internet et du numérique. Chef de file, il disposera des moyens politiques et financiers nécessaires à sa mission et représentera la France dans les négociations européennes et internationales sur le sujet.


J’associerai largement la nation aux choix publics. J’installerai un forum de concertation permanente doté de la plus large représentation possible. Sous peine de nullité, son avis sera nécessaire avant tout projet de réglementation numérique et il appartiendra au Parlement de prendre ses responsabilités en fonction de ces avis. C’est là aussi que se prépareront les positions françaises à défendre dans les débats européens et internationaux auxquels ses experts pourront participer.
Enfin, le gouvernement sera comptable de ses dépenses en faveur de l’internet et du numérique. Chaque administration en charge d’un aspect de la politique numérique et de l’internet s’engagera sur des objectifs précis et chiffrés de sorte que la nation pourra évaluer l’efficacité des politiques et des financements publics engagés.
Voilà le projet numérique sur lequel je vous propose de nous réunir. Contrairement au code informatique, l’humanité n’est pas binaire. Nous pourrons avancer ensemble en privilégiant le dialogue. Ensemble nous pouvons faire de la France une grande nation numérique. C’est ensemble que tout devient possible.
Par RL
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Dimanche 8 juillet 2007
L'actualité de ce mois au niveau économique, c'est entre autre, le rapprochement de Gaz de France avec une autre entreprise, actuellement Suez.

Actionnaire de GdF, je suis très consciencieusement le déroullement des opérations.

Le gouvernement va, dans les semaines à venir, se prononcer sur le choix du groupe avec lequel GdF fusionnera.

Si Suez parait intéressant, je crois qu'il serait plus profitable à la France de disposer d'un groupe EDF-GDF.

Pourquoi ?
Tout d'abord parce qu'un leader énergétique au niveau national et européen dans la distribution du gaz, et de l'électricité ne serait pas une mauvaise chose.
Ceci donnerait la possibilité d'investir convenablement dans la R&D et les énergies nouvelles, mais également les services connexes à la vente et la distribution d'énegie. L'état français pourrait également jouer à plein son rôle d'actionnaire en tant qu'état stratège en favorisant un politique durable autour du nucléaire et d'énergies renouvelables. Un grand groupe Français, avec une vocation européenne et mondiale est nécessaire.

Deuxièmement, Gaz de France désire étendre son offre en électricité, et ces domaines de compétences correspondent plus à un groupe comme EdF que Suez.

Troisèmement, soyons réalistes, Suez ne dispose pas des mêmes liquidités que Edf. L'action Edf a augmenté depuis sa mise sur le marché de près de 300%. Cette hausse, est, je crois due à deux facteurs importants :
- le monopole absolu en france de la distribution.
- le nucléaire qui est une énergie extrèmement peu chère et donc extrèmement concurrentielle.
Soyons clair, une action EDF à plus de 80 Eur n'est que provisoire, celle-ci va très rapidement retombé à un niveau plus convenable de 60 à 70 euros.

EDF, et ses actionnaires, sachant cela doivent jouer de leur potentiel court terme et des liquidités procurées par cette surpondération du titre pour investir dans GdF et proposer une fusion tel que :
- 2 actions nouvelle pour une action EDF
- 1 action nouvelle pour une action Gaz de France

L'action nouvelle serait alors évaluée solidement à environ 38 EUR.

La privatisation d'Edf et de Gaz de france était nécessaire, car la fonctionnarisation de tels domaines est préjudiciable à la qualité du service rendu et à sa concurrentialité. Cependant la séparation d'Edf / Gdf est je crois difficilement compréhensible pour le bien national.

Les réticences viendront certainement de Bruxelles, mais nous devons être fermes. Si le seul objet de l'Europe est de nous empécher de faire ce qu'on veut et favoriser les petits pays sur le dos des gros, la France à de moins en moins à gagner en l'Europe et pourra s'en détourner comme les britaniques...
Je suis pourtant un européen convaincu, mais le principe de libre concurrence tel qu'il est proné en europe est dangeureux. Nicolas SARKOZY a réussi à le supprimer des objectifs de l'Union... c'est un premier pas. L'Europe a tout à gagner à avoir une France, une Allemagne, un Royaume Uni fort. Mais je ne vois pas l'Europe comme un frein à la fusion d'EDF et GDF, car après tout, il suffit, si le projet est le meilleurs de le faire en tant que France, et si l'Europe veut instituer des amendes, et bien la France peut diminuer d'autant le budget 2008 puis 2009 alloué à l'Europe.... Les solutions simples existent toujours, faut il avoir un courage politique suffisant. Nous verrons ce que le président fera...
Par RL
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